Quelles races d’abeilles choisir pour l’élevage de reines ?

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Usagi Yojimbo

Choisir les abeilles dont seront issues ses futures reines est une décision importante pour un apiculteur. Une reine transmet une partie du patrimoine génétique qui influencera ensuite toute la colonie : comportement des ouvrières, développement du couvain, capacité d’hivernage, tendance à l’essaimage, douceur ou encore potentiel de production.

Mais chercher simplement « la meilleure race d’abeille pour l’élevage de reines » peut être trompeur. Il n’existe pas une abeille universellement supérieure aux autres.

Une souche parfaitement adaptée à un rucher de montagne n’est pas nécessairement le meilleur choix dans une région méditerranéenne. De même, un apiculteur professionnel cherchant de grosses colonies pour exploiter des miellées courtes n’aura pas nécessairement les mêmes objectifs qu’un amateur souhaitant conserver une abeille locale.

Les études conduites sur différentes populations européennes d’Apis mellifera montrent d’ailleurs l’importance des interactions entre génétique et environnement. L’origine locale des colonies peut constituer un avantage dans certaines conditions.

Avant de choisir entre abeille noire, Buckfast, Carnica, Ligustica ou Caucasienne, il faut donc commencer par définir ce que l’on souhaite réellement sélectionner.

Race, sous-espèce, souche : de quoi parle-t-on exactement ?

Dans le langage apicole, le mot « race » est couramment utilisé. Sur le plan biologique, la réalité est cependant un peu plus complexe.

L’abeille domestique européenne appartient principalement à l’espèce Apis mellifera, naturellement présente en Europe, en Afrique et dans une partie du Moyen-Orient. Cette espèce comprend différentes sous-espèces et populations possédant chacune une histoire génétique particulière.

On rencontre notamment :

  • Apis mellifera mellifera, communément appelée abeille noire ;
  • Apis mellifera ligustica, ou abeille italienne ;
  • Apis mellifera carnica, appelée Carnica ou abeille carniolienne ;
  • Apis mellifera caucasica, ou abeille caucasienne.

La Buckfast constitue un cas particulier. Elle résulte d’un travail de croisements et de sélection commencé au XXe siècle par le frère Adam à l’abbaye de Buckfast en Angleterre. Il est donc plus juste de parler d’une population ou d’une lignée sélectionnée que d’une sous-espèce naturelle.

Enfin, deux lignées appartenant à la même sous-espèce peuvent présenter des comportements assez différents après plusieurs générations de sélection.

C’est pourquoi un éleveur de reines devrait s’intéresser autant au pedigree et au travail réalisé par le sélectionneur qu’au simple nom de l’abeille.

Tableau comparatif des principales abeilles utilisées pour produire des reines

AbeillePoints souvent recherchésPoints de vigilanceProfil d’apiculteur
Abeille noireRusticité, adaptation locale, hivernage, conservation génétiqueComportement et essaimage variables selon les lignéesApiculture locale et conservatoire
BuckfastDouceur, développement, productivité, faible tendance à l’essaimage dans certaines lignéesForte dépendance à la qualité de la sélection et aux fécondationsProduction et conduite intensive
CarnicaDouceur, hivernage, développement printanierDéveloppement rapide pouvant demander une surveillance de l’essaimageRégions aux saisons marquées
LigusticaForte dynamique de couvain, douceur fréquemment recherchéeColonies populeuses pouvant consommer davantage de réservesRégions à saison apicole longue
CaucasienneDouceur, propolisation, aptitude à exploiter certaines fleurs profondesDéveloppement parfois différent des lignées plus intensivesApiculteurs recherchant certaines caractéristiques spécifiques

Ce tableau constitue uniquement un point de départ. Les performances observées dépendent fortement de la souche, du climat, des ressources disponibles et du travail de sélection.

L’abeille noire (Apis mellifera mellifera) : miser sur l’adaptation locale

L’abeille noire constitue l’une des populations historiques d’abeilles mellifères présentes en Europe occidentale.

Son principal intérêt pour l’élevage de reines n’est pas simplement sa couleur ou son appartenance à une sous-espèce : c’est surtout la possibilité de travailler avec des populations sélectionnées depuis longtemps dans leur environnement.

Cette dimension est importante.

Des programmes européens ont mis en évidence des interactions significatives entre l’origine génétique des colonies et l’environnement dans lequel elles sont élevées. Autrement dit, importer systématiquement une génétique considérée comme très productive ailleurs ne garantit pas de meilleurs résultats dans son propre rucher.

L’abeille noire peut donc être particulièrement intéressante pour :

  • conserver une population locale ;
  • rechercher une bonne adaptation au climat régional ;
  • sélectionner sur l’hivernage ;
  • développer une apiculture relativement extensive ;
  • participer à un programme conservatoire.

Il faut cependant éviter un raccourci fréquent : toutes les abeilles noires ne sont ni agressives ni essaimeuses, pas plus que toutes les Buckfast ne sont parfaitement douces.

Ces caractères dépendent largement de la lignée et du travail de sélection réalisé depuis plusieurs générations.

élevage reine abeille

Pour quel élevage de reines ?

L’abeille noire est particulièrement pertinente lorsqu’un éleveur souhaite produire des reines destinées à rester dans une zone géographique donnée et travailler progressivement sur une population adaptée à son terroir.

Elle présente également un intérêt important pour les ruchers de conservation.

La Buckfast : une génétique très utilisée par les éleveurs

La Buckfast est probablement l’une des abeilles les plus connues des apiculteurs qui achètent des reines sélectionnées.

Contrairement à l’abeille noire ou à la Carnica, il ne s’agit pas d’une sous-espèce naturelle. La Buckfast est issue d’un long programme de croisements entre différentes origines génétiques, initialement conduit par le frère Adam.

L’objectif consistait à combiner plusieurs caractères intéressants au sein d’une même population.

Aujourd’hui encore, le terme « Buckfast » recouvre donc des lignées pouvant être sensiblement différentes les unes des autres.

Parmi les qualités fréquemment recherchées par les sélectionneurs figurent :

  • la douceur ;
  • la tenue sur cadre ;
  • une forte capacité de développement ;
  • une bonne capacité de récolte ;
  • une tendance limitée à l’essaimage ;
  • une organisation intéressante du nid à couvain.
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Mais ces qualités doivent être évaluées au niveau de la lignée sélectionnée et non considérées comme garanties simplement parce qu’une reine est vendue sous l’appellation Buckfast.

Pourquoi la Buckfast est-elle intéressante pour l’élevage de reines ?

Elle bénéficie d’un réseau important d’éleveurs pratiquant la sélection et le suivi des pedigrees.

Pour un apiculteur souhaitant progresser dans la sélection, il est ainsi possible de travailler avec des généalogies relativement documentées et d’orienter son programme vers des caractères précis.

Elle convient notamment aux apiculteurs cherchant à sélectionner simultanément plusieurs caractères comme :

douceur + production + faible essaimage + développement régulier.

En revanche, des fécondations non maîtrisées pendant plusieurs générations peuvent modifier fortement les résultats obtenus.

La Carnica (Apis mellifera carnica) : intéressante pour les régions aux saisons marquées

Originaire d’Europe centrale et du Sud-Est, l’abeille carniolienne est largement utilisée dans plusieurs pays européens.

Elle fait également l’objet de programmes de sélection importants.

La Carnica est notamment appréciée dans de nombreuses lignées pour sa douceur et sa capacité à adapter rapidement la population de la colonie aux conditions de la saison.

Des recherches portant spécifiquement sur Apis mellifera carnica confirment toutefois que sélection artificielle et adaptation locale interagissent : il n’existe donc pas non plus une Carnica universelle possédant exactement les mêmes caractéristiques partout.

Une forte dynamique printanière

Certaines lignées de Carnica sont connues pour développer rapidement leur couvain lorsque les ressources réapparaissent.

Cette caractéristique peut être intéressante dans les régions où une miellée importante arrive relativement tôt.

Elle implique néanmoins une surveillance attentive de l’espace disponible dans la ruche.

Une colonie qui augmente rapidement sa population peut également développer une tendance à l’essaimage lorsque les conditions deviennent favorables.

Pour l’éleveur, le véritable objectif sera donc de sélectionner des colonies réunissant :

  • bon développement printanier ;
  • douceur ;
  • faible pression d’essaimage ;
  • bonne capacité d’hivernage ;
  • comportement sanitaire intéressant.

La Ligustica (Apis mellifera ligustica) : une abeille très prolifique

L’abeille italienne, ou Ligustica, est l’une des populations d’abeilles mellifères les plus diffusées dans l’apiculture mondiale.

Elle est souvent reconnaissable à la présence de teintes jaunes sur l’abdomen, même si la couleur seule ne permet évidemment pas de déterminer précisément la génétique d’une colonie.

Certaines lignées sont particulièrement appréciées pour leur douceur et leur capacité à maintenir une importante surface de couvain.

Cela peut permettre de produire rapidement des colonies très populeuses.

Cette caractéristique constitue un avantage lorsque les ressources nectarifères sont abondantes et la saison apicole suffisamment longue.

Elle peut en revanche devenir un inconvénient lorsque les ressources disparaissent brutalement : une colonie importante possède également des besoins alimentaires importants.

Là encore, l’environnement compte beaucoup. Des expérimentations menées sur différentes origines de Apis mellifera ligustica ont montré des interactions significatives entre génétique, environnement, développement printanier et production.

Quand choisir une reine Ligustica ?

Elle peut notamment être intéressante pour les apiculteurs recherchant :

  • une forte dynamique de population ;
  • des colonies destinées aux miellées importantes ;
  • une génétique régulièrement utilisée pour la production de gelée royale ;
  • des lignées sélectionnées pour leur douceur.

La surveillance des réserves et l’adéquation entre population et ressources disponibles restent essentielles.

L’abeille caucasienne (Apis mellifera caucasica)

Originaire du Caucase, Apis mellifera caucasica est connue pour sa pilosité grisâtre et certaines caractéristiques morphologiques particulières.

Elle est notamment célèbre pour la longueur de sa langue, qui lui permet d’accéder efficacement au nectar de certaines fleurs profondes.

Les lignées caucasiennes sont également souvent associées à :

  • une bonne douceur ;
  • une forte utilisation de la propolis ;
  • une bonne tenue sur cadre ;
  • une capacité d’hivernage intéressante dans certaines conditions.

La Caucasienne peut ainsi constituer une base génétique intéressante pour certains programmes de sélection ou de croisement.

Elle reste toutefois nettement moins répandue en France que la Buckfast, l’abeille noire ou certaines lignées de Carnica.

Pour un éleveur, la question principale sera donc surtout de trouver une origine génétique fiable, suivie et correctement sélectionnée.

Finalement, quelle est la meilleure abeille pour élever des reines ?

Il n’existe pas de réponse unique.

Une meilleure question serait :

« Quels caractères est-ce que je veux transmettre aux futures colonies de mon rucher ? »

Un programme d’élevage peut par exemple rechercher prioritairement :

ObjectifOrientation possible
Conservation d’une population régionaleAbeille noire locale sélectionnée
Colonies très productivesLignée sélectionnée Buckfast, Carnica ou autre
Développement printanier rapideCertaines lignées Carnica
Forte dynamique de couvainCertaines lignées Ligustica
DouceurSélectionner directement ce caractère quelle que soit la population
Faible essaimageChoisir des lignées évaluées spécifiquement sur ce critère
Résistance/tolérance au VarroaProgramme de sélection sanitaire, notamment VSH
Adaptation climatiquePopulation déjà testée localement

Le dernier point est particulièrement important : il est généralement plus pertinent de sélectionner un caractère mesuré que de choisir uniquement une “race”.

La résistance au Varroa devient un critère majeur de sélection

La sélection apicole moderne ne se limite plus à produire beaucoup de miel.

Le parasite Varroa destructor représente l’une des principales menaces sanitaires pour les colonies. L’Anses rappelle qu’une infestation importante peut entraîner un affaiblissement majeur de la colonie.

Certains programmes travaillent donc sur le comportement dit VSH — Varroa Sensitive Hygiene.

Les ouvrières possédant fortement ce caractère sont davantage capables de détecter et d’éliminer certaines nymphes infestées par des varroas reproducteurs, perturbant ainsi le cycle de reproduction du parasite. Des travaux expérimentaux confirment l’intérêt potentiel de ce caractère dans les programmes de sélection.

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Une reine provenant d’une lignée sélectionnée VSH peut donc présenter davantage d’intérêt pour certains apiculteurs qu’une reine choisie uniquement parce qu’elle est Buckfast, Carnica ou Ligustica.

Attention toutefois : sélectionner des abeilles présentant certains caractères de résistance ne dispense pas de surveiller la pression parasitaire et de gérer correctement la varroose.

Les 8 critères à observer sur une colonie avant d’en faire une souche reproductrice

Pour progresser réellement, l’éleveur doit enregistrer ses observations.

Une colonie reproductrice peut par exemple être évaluée sur :

1. La douceur

Combien de fumée faut-il utiliser ?

Les abeilles poursuivent-elles l’apiculteur après la visite ?

Peut-on travailler facilement sur les cadres ?

2. La tenue au cadre

Une bonne tenue facilite fortement la recherche de reine, le greffage indirect et les différentes manipulations.

3. L’essaimage

Une colonie qui produit systématiquement de nombreuses cellules royales malgré une conduite correcte sera rarement idéale pour un programme cherchant à réduire l’essaimage.

4. La qualité du couvain

Un couvain homogène et compact constitue généralement un indicateur intéressant à surveiller.

5. La production

Comparer uniquement le poids de miel récolté serait néanmoins insuffisant.

Il faut tenir compte de :

  • la force initiale de la colonie ;
  • la miellée disponible ;
  • l’emplacement ;
  • les nourrissements éventuels ;
  • les différences de conduite.

6. L’hivernage

Une colonie capable de traverser correctement l’hiver avec une consommation raisonnable peut devenir particulièrement intéressante dans les régions froides.

7. Les comportements sanitaires

Le comportement hygiénique et les caractères associés à la limitation de la reproduction du Varroa occupent une place croissante dans les programmes modernes de sélection.

8. L’adaptation au territoire

C’est probablement l’un des critères les plus sous-estimés.

Climat, sécheresse, durée de l’hiver, calendrier des floraisons et périodes sans miellée influencent fortement le fonctionnement idéal d’une colonie.

La qualité d’une reine ne dépend pas seulement de sa génétique

Posséder une excellente souche reproductrice ne suffit pas.

Deux reines présentant théoriquement la même génétique peuvent être de qualité différente lorsqu’elles n’ont pas bénéficié des mêmes conditions d’élevage.

La qualité de la reine dépend notamment :

  • de la qualité de la colonie éleveuse ;
  • de l’état nutritionnel des larves ;
  • de leur âge au moment du greffage ;
  • du nombre et de la qualité des nourrices ;
  • des conditions de développement des cellules royales ;
  • des conditions de fécondation.

Des recherches expérimentales montrent notamment que l’état nutritionnel des larves intervient dans leur sélection pour l’élevage royal et que l’âge des larves peut influencer certaines caractéristiques des reines obtenues. Les jeunes larves tendent notamment à permettre l’obtention de reines plus lourdes dans plusieurs expérimentations.

Autrement dit :

une génétique exceptionnelle mal élevée peut produire une reine médiocre.

Ne pas oublier les mâles : ils représentent la moitié du problème génétique

Lorsqu’on parle d’élevage de reines, l’attention se porte naturellement sur la colonie dont proviennent les larves.

Mais produire une reine vierge sélectionnée ne signifie pas avoir produit une colonie génétiquement maîtrisée.

Après son émergence, la reine effectue généralement des vols nuptiaux et s’accouple avec plusieurs mâles. Elle conserve ensuite les spermatozoïdes dans sa spermathèque afin de féconder les œufs pendant sa vie reproductive.

Les mâles rencontrés lors de ces vols contribuent donc directement au patrimoine génétique des futures ouvrières.

C’est une raison essentielle pour laquelle les éleveurs expérimentés utilisent :

  • des stations de fécondation ;
  • des zones géographiquement isolées ;
  • des ruches à mâles sélectionnées ;
  • ou l’insémination instrumentale.

Sans contrôle de la fécondation, une sélection peut rapidement devenir beaucoup moins prévisible.

Reine F0, F1 : que signifient ces termes ?

Les annonces de reines utilisent fréquemment les appellations F0 et F1.

Dans le commerce apicole, une F0 désigne généralement une reine reproductrice provenant d’une génétique sélectionnée et dont l’ascendance est connue ou contrôlée.

Une F1 correspond ensuite à la génération suivante.

Il faut cependant rester prudent : la notation commerciale ne garantit pas à elle seule la qualité de la génétique.

Avant d’acheter une reproductrice coûteuse, mieux vaut demander :

  • son origine ;
  • son pedigree lorsqu’il existe ;
  • le mode de fécondation ;
  • les caractères sélectionnés ;
  • les résultats obtenus par l’éleveur ;
  • les éventuels tests sanitaires ou comportementaux.

Faut-il privilégier une abeille locale ?

Dans de nombreuses situations, oui, ou au minimum lui accorder une réelle attention.

L’Union européenne elle-même donne, dans le cadre de l’apiculture biologique, une préférence à l’utilisation d’Apis mellifera et de ses écotypes locaux.

Cela ne signifie pas qu’une génétique étrangère sera systématiquement mauvaise.

Cela signifie surtout qu’une abeille sélectionnée depuis plusieurs générations sous un climat différent n’est pas automatiquement supérieure à une population ayant déjà fait ses preuves dans les conditions locales.

Pour un petit rucher, partir des meilleures colonies déjà présentes et performantes depuis plusieurs années peut donc être une excellente stratégie.

Comment démarrer un programme simple de sélection ?

Il n’est pas nécessaire de posséder plusieurs centaines de ruches.

Avec un petit cheptel, il est déjà possible de comparer les colonies sur plusieurs saisons.

Attribuez par exemple une note de 1 à 5 à chaque colonie pour :

CritèreNote
Douceur/5
Essaimage/5
Tenue au cadre/5
Développement/5
Production/5
Hivernage/5
Comportement hygiénique/5
Régularité du couvain/5

Conservez surtout les colonies qui obtiennent de bons résultats plusieurs années ou plusieurs générations de suite.

Une récolte exceptionnelle pendant une année exceptionnelle ne suffit pas à démontrer une supériorité génétique.

Alors, Noire, Buckfast, Carnica, Ligustica ou Caucasienne ?

Pour une apiculture visant la conservation et l’adaptation au territoire, une population locale d’abeilles noires correctement sélectionnée peut être particulièrement pertinente.

Pour un apiculteur recherchant une génétique très travaillée, avec de nombreux pedigrees disponibles et plusieurs caractères sélectionnés simultanément, les lignées Buckfast offrent de nombreuses possibilités.

Pour les climats présentant un redémarrage printanier marqué, certaines Carnica peuvent être très intéressantes.

Pour rechercher une forte dynamique de couvain et des colonies populeuses, certaines lignées Ligustica constituent également une option.

La Caucasienne possède enfin des caractéristiques particulières pouvant intéresser certains programmes de sélection et de croisement.

Mais le meilleur choix n’est finalement pas un nom inscrit sur un certificat.

C’est une lignée dont les qualités ont été mesurées, qui correspond aux objectifs de l’apiculteur et qui fonctionne réellement dans son environnement.

Et pour produire de bonnes reines, la génétique ne représente que le début du travail : qualité de l’élevage, santé de la colonie, sélection des mâles et maîtrise de la fécondation feront ensuite toute la différence.

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